In La Tribune 10 avril 2026
La crise pétrolière initiée par la guerre dans le Golfe Persique et les destructions d’infrastructures à plus long terme qu’elle provoque posent la question : faut-il passer à la voiture électrique ? Oui, répondront en masse les consommateurs. Non répondront les médias engagés dans la croisade anti-électrique.
En Europe et en France, ces derniers sont nombreux, beaucoup trop nombreux, à avoir soutenu médiatiquement coûte que coûte les moteurs thermiques parce qu’ils sont amoureux du bruit d’un V6, lobbyiste du pro-pétrole, protecteurs des emplois de l’automobile thermique française, politiques incompétents, inventeurs de la fake-news des « métaux rares » et anti-mines,…
La ligne de défense médiatique du thermique dira en effet qu’il y a les « métaux rares ».
Triste défense que celle-ci, qui n’admet toujours pas les faits : ces métaux qui n’ont jamais existé, n’existent pas non plus dans l’électrique. En effet, les dernières batteries contiennent du fer, le minéral le plus abondant sur terre et elles en sont plus sûres. De plus, les moteurs électriques non plus de terres rares, comme le démontre avec avantage notre constructeur national, Renault. Et le lithium qui est si disponible que son prix est au plus bas, il sera bientôt remplacé par une autre matière encore plus abondante, le sodium. Aujourd’hui, à l’heure des comptes, alors que le litre de carburant est à 2,5 €, ils sont bien silencieux, mal à l’aise dans leurs costumes de l’ancien monde pro-hydrocarbures de Russie et du Moyen-Orient.
Oui, mais, les meilleures voitures électriques sont chinoises diront d’autres capitulards. Et alors qui sommes-nous en France pour refuser de relever le défi ? En outre nous rattrapons déjà ce retard, directement lié aux effets délétères de l’infox des métaux rares.
Oui, mais quelle électricité sera disponible demanderons les décroissants ? Malgré les affres des dernières années, la France est, plus que toute autre nation, idéalement placée pour remplacer les moteurs thermiques par les voitures électriques avec des batteries, car elles sont les filles naturelles de l’énergie nucléaire, pilotable et peu coûteuse.
Enfin il y a le mental. Comme le disait Mme Van der Leyen il y a deux semaines à propos du nucléaire : « on a fait une erreur ». C’est exact, ils se sont plantés depuis 30 ans, et à l’arrivée c’est nous qui payons la facture à la station-service. Mais, puisque les français ont compris qu’ils ont trop longuement été des lions menés par des ânes, l’échéance de l’élection de 2027 est l’occasion de planifier une nouvelle industrie qui nous rendra notre rang.