Après l’or, ETF-ETC zinc-cuivre-argent-aluminium- palladium-platine …

Les produits financiers sont dangereux lorsqu’ils se mélangent à une industrie métallurgique. Les transformateurs de métaux ne sont pas rassurés de la création d’ETC de métaux de base en 2011(ETF-ETC cuivre, nickel… Risk Management ou faillite).

Le succès de ces  produits reste pour le moment une interrogation. Outre qu’ils n’existent pas encore pour l’investisseur professionnel, quel accueil le particulier, celui-là le même qui contribue au succès de l’or, lui réservera-t-il? Un lingot de zinc ou d’étain sera-t- il aussi attractif qu’un or monétaire ?

Si le marché de l’or est assez facile à comprendre les marchés à terme des métaux de base sont plus incertains. Par exemple, les écarts actuels entre spot et terme sur l’aluminium sont ils assez puissants pour que un carry-trade perdure ? Par ailleurs le mélange est aigre-doux entre transparence imposée sur les opérations (CFTC), les stocks dans certains entrepôts et des évènements plus ou moins programmés et obscurs qui entachent toujours la vie des marchés. Sans compter que l’usage d’entrepôts coutera à l’investisseur vraisemblablement entre 5% et 15% suivant les cours de chaque métal.

Poursuivons, si une mine d’or ne produit plus le marché industriel n’est pas en péril tant il existe de stocks ici et là. Lorsqu’une mine de cuivre s’arrête (cf San José) alors que les stocks sont durablement bas, l’impact sur les prix à la consommation peut-être violent. Le monde consommera probablement plus de cuivre dans les cinquante prochaines années que dans les 2000 dernières. La perspective semble moins contrariante pour le nickel ou l’aluminium.

Enfin lorsque la substitution industrielle joue entre le cuivre et l’aluminium, l’acier zingué et l’aluminium,  voire entre le platine et le palladium dans les pots d’échappement de vos automobiles le plan d’investissement peut être durablement perturbé.

Dernière vision, les prix de l’or ont ralentis sinon tués presque toute nouvelle application industrielle, qu’en sera-t-il pour les utilisations massives des métaux industriels. Comment assurer la sécurité d’un câble électrique cuivreux sous-marin traversant un bras de mer l’Atlantique, le Pacifique ou bien  tournant autour de l’Afrique si le métal  coute entre 15 000$/t et 30 000$/t ?

Ces éléments négatifs n’empêcheront pas la création d’ETC prochainement. Une fois connu l’ampleur de cette nouvelle consommation il nous restera à visualiser son impact réel sur les prix, les primes et les fondamentaux.

Publié dans Les Echos le 19 10 2010

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