La voiture électrique doit se libérer d’une dépendance aux métaux

In La Tribune 24 juin 2019

Son autonomie kilométrique n’est déjà plus un obstacle, et cependant plusieurs interrogations se font jour lorsque l’on songe à la voiture électrique. En 2018, ses ventes représentaient environ 2 % du marché mondial. Presque équivalent au volume total du marché français, cette demande en forte croissance sera de moins en moins marginale, par conséquent, il est encore temps de fixer quelques idées pour l’avenir de la mobilité électrique.

Le prix d’un véhicule électrique est fortement lié à sa batterie lithium-ion, et le coût de celle-ci dépend grandement des matériaux qui composent ses électrodes. La première génération de ces accumulateurs privilégiait le cobalt, puis ils ont laissé la place à des batteries nickel-manganèse-cobalt (NMC). Récemment, leurs combinaisons évoluaient de ratios 30 % nickel-30 % manganèse – 30 % cobalt vers des combinaisons plus riches en nickel : 80 % nickel-10 % manganèse-10 % cobalt. Selon cette évolution, si 100 % des voitures vendues chaque année étaient instantanément équipées d’une motorisation 100 % électrique (sans hybride), il nous faudrait au minimum doubler la production mondiale de nickel, multiplier par près de trois celle du cobalt, et sans parler d’autres métaux utiles à cette motorisation hausser celle du cuivre de près de 20 %.

Ce sont des augmentations colossales et si elles sont … Lire la suite

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